Le concept

-un film d’animation basé sur une histoire vraie.
-un carnet de voyage sur la vie en mer au « bout du monde ».
-une recherche sur l’écriture cinématographique.

Sujet

« on voyage non pas pour se fuir, chose impossible, mais pour se retrouver. »

Résumé

A La Rochelle je découvre des gens qui croient en leurs rêves. La rencontre avec Podorange et son équipage fait souffler le vent du large dans mes cheveux. Puis ils partent traverser l’Atlantique, direction le Grand Sud. Je reste à quai et m’en retourne à mon quotidien, des images de mer plein la tête.

Mais la graine du rêve est semée : après deux mois et trois cartes postales de l’équipage, je jette mes obligations par dessus les moulins et je les rejoins de l’autre côté de l’Atlantique, à Buenos Aires. C’est à mon tour de diffuser l’espoir, de faire rêver. J’étais prête à tout quitter pour les rejoindre : mon travail, mon compagnon, ma maison et finalement je n’en ai pas eu besoin. L’enthousiasme est contagieux.

Mais derrière le rêve, il y a une réalité et la réalité sur un bateau est plus acrobatique que je ne l’imaginais. La vie en communauté dans un petit espace renvoie chacun à ses fragilités et le moindre petit défaut devient source de tension et de clash. Je prends conscience que j’ai emmené avec moi ce que je suis et mes petits problèmes de vie. Tous les artifices et les masques que l’on utilise à terre pour se protéger ne sont plus d’usage en mer. Les relations difficiles avec certains équipiers me font dresser douloureusement une cartographie complète de mes fragilités. Puis c’est le coup de vent, qui sera aussi un coup de frayeur pour l’équipage et le bateau et qui me rendra diablement malade.

J’ai eu le tord de regarder en arrière et de regretter ce que j’ai quitté, c’est cela, entre autre qui rend affreusement malade. Là, le rêve s’inverse, une seule envie surnage : être au chaud dans des bras aimant… et à terre.


Pour m’en sortir, une seule solution : lâcher prise, accepter d’abandonner des choses de ma vie passée, de vivre sans le soutien affectif de mon compagnon, et de m’accepter telle que je suis. Alors j’arrive alors à trouver la sérénité et l’écoute, à prendre de la distance. Je retrouve un regard neuf et goûte alors la félicité d’une vie centrée sur l’essentiel : le partage et un rapport sain au temps et à la nature. De vrais moments de grâce entre dauphins et baleines.

Au bout du monde c’est moi-même que je découvre.

Le retour est empreint de nostalgie ; nostalgie de la vie en mer, du rapport à l’essentiel qu’elle offre. Il est difficile de revenir au quotidien, à la solitude. Mais rien ne sera tout à fait comme avant car j’ai profondément changé. Dans mes bagages je ramène une certitude : croyez en vos rêves.

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